



Un grand merci à Natacha Rakotoniaina de s’être chargée de l’achat de ces appareils et d’avoir permis leur livraison rapide.




Un grand merci à Natacha Rakotoniaina de s’être chargée de l’achat de ces appareils et d’avoir permis leur livraison rapide.


Lors de mon voyage à Madagascar en novembre dernier, je suis allée visiter le service de pédiatrie accompagnée de Natacha Rakotoniaina, secrétaire de Miandra-Mada. Nous avons rencontré le Dr Narindra Randrianaivo et Mme Domoina, secrétaire et chargée de la préparation des repas financés par Miandra. Celles-ci ont pu nous expliquer l’organisation des repas servis aux enfants et aux mamans, de l’achat de la nourriture à la distribution.
Présentation et organisation du service
Il y a 3 étages dans le service
Préparation et organisation des repas des enfants hospitalisés


Les besoins du service de pédiatrie :
Pour la cuisine :
Nous projetons d’acheter tous ces produits prochainement à commencer par le réfrigérateur et la bouilloire.
Besoins en travaux :
Les sols des 2 salles d’internes sont en très mauvais état : le carrelage est à refaire
Il y a des vitres des portes et de fenêtre cassées dans tout le service. Il y a un projet de rénovation des portes et des fenêtres en cours de négociation avec l’UNICEF.

Pour rappel, Miandra a financé en 2014, grâce à une subvention du Conseil Régional d’ÃŽle-de-France, la rénovation des sanitaires du service avec l’aide de l’ONG East. Ceux-ci sont toujours fonctionnels et en bon état.
Coupures d’eau et délestages :
Actuellement et depuis plusieurs mois il y a des délestages et des coupures d’eau dans tout le pays. J’ai donc demandé au Dr Narindra si le service était impacté par ces coupures. Elle m’a répondu que l’hôpital Befelatanana était considéré comme prioritaire par la Jirama (compagnie nationale d’eau et d’électricité) et que le service était doté d’un groupe électrogène en cas de coupure d’électricité et de stabilisateurs pour les couveuses.

Claire Razafimandimby

Un grand merci à Herinarivo pour avoir présenté Miandra à l’occasion de cette projection.
Et merci aux résidents pour leur accueil et leur écoute
Dans un article publié le 16 mai 2022, Maminirina Sonia FENOMANANA, Faisant Fonction d’Interne en gynécologie (Maternité du CHU Pellegrin de Bordeaux), évoque la condition et les situations critiques des patientes arrivant à l’hôpital universitaire de gynécologie obstétrique de Befelatanana.
Une alarme s’est mise à retentir dans ma tête lorsque j’ai pris conscience de la perte d’adhérents au cours des années écoulées. Près de 50% ! Il est de notre responsabilité de faire vivre cette association qui a toute sa raison d’être, et nous ne reviendrons pas là -dessus puisqu’elle est reconnue d’intérêt général. Cependant, ne nous sommes-nous pas confortablement installés dans un rôle de donateur en laissant à d’autres la latitude de porter le flambeau ? A chacun ses obligations, on le comprend bien, qui forment les limites du bénévolat. Pourtant, les crises que nous traversons sur le territoire français n’ont aucune commune mesure avec le contexte quotidien des Malgaches. Les chiffres font peur : 80% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, le taux de malnutrition chronique trouve la 4ème position parmi les plus élevés au monde, 33% de la population est en situation d’insécurité alimentaire et 40% des enfants souffrent d’un retard de croissance. Entre 1960, date de l’indépendance, et 2020 le revenu par habitant a diminué de 40%.
A notre échelle d’action, nous ne changerons certes pas grand-chose. Mais nous ne devons pas nous décourager ; il est au contraire primordial de collecter des idées, de conduire des projets, de faire vivre l’espoir.

La recherche de nouveaux donateurs va dans ce sens. Nous devons faire connaître notre association et asseoir sa notoriété. A ce propos, une campagne de communication a été conduite à Caen au début de ce mois de mai, en partenariat avec la crêperie La Ficelle : 1000 sets de table imprimés spécifiquement ont servi de vitrine à l’association, en constituant en outre une porte d’entrée au site www.miandra.net via un QR code. Deux livrets explicatifs étaient également mis à la disposition des convives. Enfin, ce sont près de 300 stylos publicitaires qui ont été offerts à la clientèle de l’établissement.
Espérons que cette action portera ses fruits. J’éprouve une certaine satisfaction d’avoir pu la mener, même s’il est encore trop tôt pour en mesurer les effets.
L’exemple est donné : passons tous à l’action !
Par Herinarivo RAMARIAVELO, délégué à la Communication de l’association








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Je me permets de vous écrire pour rendre un petit témoignage sur mon vécu en tant que personnel soignant à Madagascar en ce moment de pandémie de covid19.
Comme vous le savez déjà , nous n’avons pas les mêmes plateaux techniques que dans les pays développés, pas les mêmes moyens de protection individuelle non plus, que ce soit pour les soignants ou pour les malades.
Dans la ville où j’exerce, j’effectue des gardes dans le centre d’hospitalisation des patients covid19. Le matériel de protection (EPI) nous est distribué avec un maximum de restrictions.
Lors des visites, nous nous protégeons avec ce matériel : combinaisons, masques FFP2, lunettes, visières, bottes, gants (nous ne changeons pas de gants entre chaque patient pendant toute la durée de la visite). A la fin de la visite, nous retirons tout et nous mettons les masques en tissus habituels, Ceux qui en possèdent portent des masques chirurgicaux.
Nous évitons de revoir les patients pour économiser le matériel de protection. Pour le moment, nous n’avons pas eu de cas grave, mais même les patients asymptomatiques sont gardés au centre pour éviter la contamination d’autres personnes car la mise en quarantaine n’est jamais respectée comme il faut à domicile.
Dans le service de pédiatrie où j’exerce, depuis le début de la pandémie à Madagascar, c’est-à -dire le 20 mars dernier, nous avons reçu 3 boites de 50 masques chirurgicaux, 20 masques FFP2, 6 surblouses, 5 flacons de gel hydro-alcoolique, 3 boites 100 de gants. Nous sommes bien évidemment en contact avec des enfants Covid 19 non connus à leur admission.
Notre situation ne diffère pas de celle des autres hôpitaux à Madagascar.
Tout ceci pour vous dire que votre soutien est important et nous encourage dans notre travail quotidien.
Antananarivo est la ville la plus touchée en ce moment, les soignants ne s’en sortent plus. Les dirigeants persistent à dire que du matériel de protection a déjà été distribué mais la réalité sur terrain est vraiment triste.
Jusqu’à ce jour cinq médecins ont déjà succombé officiellement … sans compter les nombreux soignants touchés par le covid19. Ces soignants covid19 n’ont pas forcément contractés le virus à l’hôpital mais ils constituent un vecteur non négligeable de la maladie car ils sont mal protégés.
Je vous remercie beaucoup pour tout l’intérêt que vous portez à la santé des enfants malagasy, votre soutien nous est très précieux
Amitiés !
Dr A, le 5 juillet 2020